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Les systèmes de gestion technique permettent de superviser et de piloter divers équipements techniques et informatiques au sein d’un bâtiment. La Gestion Technique du Bâtiment (GTB) et la Gestion Technique Centralisée (GTC) contribuent à optimiser les performances énergétiques des immeubles, tout en réduisant la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre.
Mais en quoi consistent réellement la GTB et la GTC ? Quelles sont leurs différences ? Comment fonctionnent-elles ? Sont-elles obligatoires ? Existe-t-il des aides financières pour soutenir leur installation ?
Nos experts en performance énergétique vous apportent toutes les réponses dans cet article.
Le système de Gestion Technique du Bâtiment (GTB), également connu sous le nom de BMS (Building Management System) en anglais, permet de centraliser, coordonner et automatiser le fonctionnement de divers équipements au sein d’un bâtiment. Parmi les principales fonctionnalités, on retrouve :
Depuis 2022, la norme NF EN ISO 52120‑1 définit 4 classes de Gestion Technique du Bâtiment (GTB) selon leur niveau de performance énergétique :
La classification vise à orienter les choix de GTB selon les objectifs d’efficacité énergétique des bâtiments.
La Gestion Technique Centralisée (GTC) constitue une sous-catégorie de la Gestion Technique du Bâtiment (GTB). Elle se concentre sur le pilotage d’un seul type d’installation, comme le chauffage, l’éclairage ou les systèmes de sécurité. Elle permet notamment la transmission de données, l’analyse des informations, la supervision en temps réel et le contrôle à distance.
Ces deux systèmes s’appliquent exclusivement aux bâtiments tertiaires ou industriels. Pour les habitations individuelles, on parle plutôt de domotique.
La GTB offre une vision globale et assure la coordination de plusieurs systèmes techniques en parallèle, en s’appuyant sur les données issues de différentes GTC.
GTB + monitoring : installez une solution complète pour vous conformer au décret BACS
Les équipements techniques et informatiques d’un bâtiment peuvent être contrôlés à distance via un logiciel unique.
Par exemple, un utilisateur peut définir une température cible de 19 °C pour une pièce. Cette consigne est transmise à un automate, qui s’appuie sur les données des capteurs (comme une sonde indiquant 21 °C dans la pièce) pour déclencher une action. L’actionneur, en interprétant cet ordre, ajuste alors le chauffage afin d’atteindre la température souhaitée.
La réglementation énergétique dans le secteur tertiaire s’est intensifiée avec la mise en place de deux décrets majeurs : le décret Tertiaire et le décret BACS.
Publié en octobre 2019, le dispositif Éco Énergie Tertiaire, impose une réduction progressive des consommations d’énergie dans certains bâtiments du secteur tertiaire, avec des objectifs à atteindre d’ici 2030, 2040 et 2050.
Les assujettis peuvent opter pour l’une des deux méthodes de calcul : Crelat (réduction en valeur relative) et Cabs (seuil en valeur absolue).
Bâtiments concernés : tous les bâtiments ou ensembles de bâtiments à usage tertiaire (bureaux, commerces, hôtels, établissements de santé, etc.) publics ou privés, dont la surface d’activité cumulée est supérieure ou égale à 1 000 m2, quelle que soit leur date de construction.
GTB et GTC : Bien qu’elles ne soient pas explicitement obligatoires, la mise en place de systèmes de Gestion Technique du Bâtiment (GTB) et de Gestion Technique Centralisée (GTC) contribue efficacement à atteindre les objectifs de réduction énergétique exigés par le décret.
Entré en vigueur en juillet 2020, le décret BACS (Building Automation & Control Systems) complète le dispositif Éco Énergie Tertiaire. Il impose l’installation de systèmes d’automatisation, de contrôle et de suivi énergétique pour certains bâtiments tertiaires.
Les exigences :
⚠️ Une GTB seule ne suffit pas : il faut également intégrer des équipements de monitoring et de comptage énergétique pour se conformer pleinement au décret. Toutefois, il vaut mieux privilégier l’installation d’une GTB classe A ou B pour pouvoir s’y conformer.
Les bâtiments concernés :
Ceux équipés d’un système de chauffage ou de climatisation, avec ou sans ventilation. L’obligation varie selon la puissance nominale et la date de construction :
Bien que la mise en place d'une GTB permette de réaliser des économies d’énergie, d’améliorer le confort des occupants et de prévoir la maintenance des équipements, son coût initial peut représenter un investissement important. À titre d’exemple :
Pour alléger ces dépenses, le dispositif des Certificats d’économies d’énergie (CEE) peut contribuer au financement partiel de l’installation ou de l’amélioration d’une GTB. Ce mécanisme d’aide, porté par les fournisseurs d’énergie et de carburant, vise à soutenir les projets d’efficacité énergétique dans les secteurs tertiaire, industriel, collectif ou résidentiel.
La fiche d’opération standardisée (FOST) : BAT-TH-116 détaille toutes les conditions pour obtenir une prime CEE afin d’installer une GTB.
En tant que bureau d’études, Akéa Énergies propose une prestation d’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO) aux entreprises souhaitant optimiser leur consommation à travers la mise en place d’une GTB.
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